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Maquillage et cosmétiques écologiques

Geste - Cosmétiques écologiques

En 2010, selon Statistiques Canada, les Canadiens ont acheté pour plus de 2,2 milliards de dollars en cosmétiques.

Que ce soit pour dissimuler des cernes, de petites imperfections ou alors pour rehausser un regard, le maquillage peut s’avérer utile pour de nombreuses demoiselles. La gent masculine n’est pas en reste si l’on pense aux rasoirs et aux parfums. Toutefois, les produits de beauté, bien qu’ils procurent, à certains, un sentiment de confiance, sont souvent loin de respecter les règles environnementales de base.

Une image de marque fondée sur l’emballage

Pour vendre leurs produits et attirer l’attention des consommateurs, les fabricants de cosmétiques misent beaucoup sur les emballages flamboyants ou chics. Ainsi, la plupart des produits cosmétiques sont généralement suremballés.

  • Privilégiez des compagnies qui offrent des emballages conçus avec du papier ou des matières recyclées.
  • Optez pour des boîtiers rechargeables et recyclables.
  • Coupez les tubes afin d’utiliser au maximum son contenant (ce qu’il est possible également de faire avec la pâte dentifrice). Même lorsqu’il semble vide, un tube peut vous être utile encore à deux ou trois reprises!

Des produits chimiques nocifs

Méfiez-vous du terme « fragrance » communément utilisé dans l’industrie des cosmétiques. Selon la Fondation David Suzuki, ce mot engloberait, à lui seul, près de 3000 produits chimiques. Les normes canadiennes actuelles en matière d’étiquetage n’obligent pas les compagnies à énumérer chacune de ces substances dans la liste d’ingrédients inscrits sur l’emballage.

Il faut garder en tête que le rouge à lèvres, le fard à paupières et le mascara sont appliqués près des muqueuses susceptibles d’absorber une grande partie de ces produits toxiques. Beaucoup de ces substances non écrites peuvent provoquer des réactions allergiques, des migraines et des symptômes d’asthme.

Outre leurs graves impacts sur la santé humaine, ces produits chimiques nuisent grandement à l’environnement en raison des musc-synthétiques qu’ils contiennent. Ceux-ci se retrouvent dans nos cours d’eau et contaminent la faune aquatique. Inévitablement, ils se retrouvent dans la chaîne alimentaire.

Exit le phtalate de dyéthyle (DEP) !

Ce mot ne vous dit probablement rien, mais il s’agit d’une substance très fréquemment utilisée en cosmétologie pour prolonger l’effet d’un parfum. Dans le Clean Water Act américain, elle figure parmi les principaux polluants toxiques. Santé Canada interdit d’ailleurs certains phtalates dans la fabrication de jouets pour enfants, mais l’usage des DEP dans les cosmétiques demeure permis.

  • Pour vous parfumer, choisissez des savons et des crèmes 100% naturels composés de plantes et de fleurs.
  • Utiliser des déodorants qui ne contiennent pas de parfum.
  • Exigez, auprès de votre détaillant, des produits de maquillage qui ne contiennent pas de DEP et vérifiez les ingrédients de vos produits avant de les acheter.

Méfiez-vous des fausses appellations

Pour être désigné comme étant écologique ou biologique, un produit cosmétique doit fournir la preuve au consommateur que son contenu respecte les normes de certificateurs reconnues par le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ).

Selon Écocert, un cosmétique biologique doit se conformer à ces critères :

  • 95% minimum des ingrédients végétaux de la formule doivent être issus de l’agriculture biologique.

  • 10% minimum du total des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique.

Et pour un cosmétique écologique :

  • 50% minimum des ingrédients végétaux de la formule doivent être issus de l’agriculture biologique. 
 
  • 5% minimum du total des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique.

Et pour la coiffure ?

Les shampoings conventionnels contiennent des parabènes, de la cocamide DEA et d’autres ingrédients qui font l’objet de controverse en Europe notamment. Certaines études prétendent que la cocamide DEA, utilisée dans de nombreux produits tels que les shampoings comme agent adoucissant et épaississant, pourrait causer le cancer chez les humains.

  • Procurez-vous du shampoing en vrac et une bouteille réutilisable.
  • Recherchez des composantes naturelles comme la camomille, le citron et les huiles essentielles.
  • Méfiez-vous du terme 100% naturel et recherchez un produit de soins capillaires sans PEG, silicone, parabènes
, colorant artificiel.
  • Lorsque le climat le permet, laissez sécher vos cheveux à l’air. Selon Hydro-Québec, l’utilisation quotidienne d’un sèche-cheveux pendant un quart d’heure dépense 170 kw/h par année.
  • Limitez l’utilisation des appareils chauffants comme les fers ou les rouleaux électriques.
  • Limitez votre consommation de fixatifs contenus dans les bombes aérosol. Ils contiennent des composés organiques volatils toxiques qui favorisent l’effet de serre, donc le réchauffement climatique. D'ailleurs, il est important de se débarrasser d’un contenant aérosol auprès d’un éco-centre.
  • Évitez les colorations : selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, les teintures contiennent d’importantes concentrations de produits chimiques (comme l’ammoniac) pouvant provoquer des réactions allergiques.
  • Réduisez votre consommation d’eau au moment de la douche.

Pour un rasage écologique

Selon le site Ekopedia, en 2010, la société BIC a vendu environ 6,2 millions de rasoirs par jour, soit près de 4300 chaque minute dans le monde !

  • Faites comme les barbiers du temps et utilisez un coupe-choux ou un rasoir de sécurité. Il s’agit d’instruments réutilisables à lame fixe.
  • Remplacer les mousses à raser par des savons naturels qui sont moins emballés. Ces savons faciliteront le processus de cicatrisation.
  • Pour l’épilation, optez pour des cires naturelles faites maison. Voici une recette facile!
  • Un appareil d’épilation électrique, s’il est utilisé pendant de nombreuses années, s’avère beaucoup plus écologique que les rasoirs jetables.
  • Éviter les crèmes dépilatoires qui contiennent des produits dérivés du souffre et qui ne sont pas biodégradables.
  • Les produits décolorants, quant à eux, renferment de l’ammoniac et des produits dérivés du pétrole. Sa production est très polluante.

Fabriquer ses produits soi-même

Plusieurs commerces de produits naturels offrent à leur client la possibilité d'apprendre à faire eux-mêmes leurs propres savons et shampoings. Profitez-en pour développer votre savoir et créer des produits qui conviennent à vos besoins!

Miser sur la beauté naturelle

Aux risques de tomber dans les clichés, disons-le : la beauté naturelle n’a pas d’égal!

  • Ajoutez-vous une touche originale avec un collier ou des boucles d’oreilles conçus par des artisans d’ici.
  • Offrez-vous, quotidiennement une bonne dose de sommeil réparateur et les cernes indésirables disparaitront.
  • Buvez beaucoup d’eau : une bonne hydratation améliore le teint.
  • Acceptez-vous tel que vous êtes et assumez les petits défauts de vos traits : ils font votre charme!

Source: Statistiques Canada  

Source: Fondation David Suzuki  

Source: Clean water act 

Source: Ékopedia 

Source: Conseil des appellations agroalimentaires du Québec

Source: Santé Canada

Source: Émission la Vie en vert 

Bonjour, Ayant une peau

Bonjour, Ayant une peau sujette à l'acnée, mais ne voulant compromettre mes valeurs et ma santé, j'utilise les produits offerts dans ma coopérative de produits naturels. Toutefois, lorsque vient le moment d'en parler à des amies, celles-ci vont arguer une moins bonne efficacité du produit puisque l'équation naturel-bio + publicité moins attractive = malheureusement trop souvent une diminution en terme de qualité dans la perception des gens! Votre article me donne des arguments pertinents à partager avec mon entourage. Merci!