|
|
|||
|
|
Outils d'action
Le guide des consomm'acteursÉquiterre est voué à la promotion de choix écologiques et socialement équitables par l'action, l'éducation et la recherche dans une perspective intégrant la justice sociale, l'économie solidaire et la défense de l'environnement. Le présent bottin s’adresse à un public large, souhaitant s’outiller et se familiariser avec les principes de base et les ressources disponibles pour consommer différemment. 1. L’alimentation biologiqueL’agriculture biologique est basée sur le respect et la préservation de la vie. Si on en prend soin, la terre est une ressource «vivante» qui se régénère naturellement. Cependant, elle s’épuise ou se dégrade si on l’exploite de manière intensive. Pour une agriculture durable... L’agriculture biologique bannit l’usage d’intrants de synthèse (pesticides et engrais chimiques). Elle bannit également le recours à des organismes génétiquement modifiés (OGMs), compte tenu de leur impact inconnu à long terme. La production biologique encourage aussi l’utilisation de semences non traitées chimiquement et la pollinisation libre qui, contrairement aux semences hybrides, peuvent se reproduire d’année en année. Cette pratique préserve la biodiversité car la reproduction des semences peut se faire localement et à petite échelle, les plants s’adaptant ainsi à l’environnement régional. Manger «bio» ou «végétarien»? Toutefois, en consommant de la viande, des produits laitiers et des oeufs certifiés «biologiques» , on s’assure que ces aliments ont été produits dans le respect des animaux, de leurs besoins fondamentaux et de leur cycle normal de croissance. Les pratiques de l’élevage bio ne requièrent ni antibiotiques, ni hormones de croissance, ni de moulées faites d'OGM. C’est aussi une manière indirecte de soutenir l’agriculture biologique, puisque les animaux «bio» mangent des grains et du foin «bio» . L’alimentation biologique , qu’elle soit végétarienne ou omnivore, a un impact positif sur l’environnement et la santé humaine. La certification biologique Une autre forme de productivité... L’agriculture intensive conventionnelle est parfois plus «productive» à court terme, mais ses méthodes d’exploitation polluent l’environnement et épuisent le sol. De plus, le système de distribution qui l’accompagne entraîne des pertes, du gaspillage et des coûts sociaux considérables. L'agriculture intensive conventionnelle vise les profits à court terme. Pour y arriver, elle utilise de nombreux produits chimiques, ce qui cause l’appauvrissement des sols et occasionne d'importants niveaux de pollution de l'eau. Les pesticides agricoles tuent aussi directement les animaux sauvages et s'accumulent dans la chaîne alimentaire, exposant les prédateurs, et en bout de ligne les consommateurs humains, à des substances toxiques. Finalement, une grande partie de la production de l’agriculture conventionnelle est gaspillée dans le transport ou détruite pour répondre aux exigence des spéculateurs (ajustement artificiel de l’offre par rapport à la demande en vue de maintenir des prix élevés) et de la gestion d’inventaire (légumes rejetés des étalages pour des raisons esthétiques). Manger «bio» , c’est donc un choix environnemental, nutritionnel et social! Suite page 2/4 >>> |
||
| Contact | |||
| Accueil • Organisme • Outils d'action • Agriculture écologique • Transport écologique • Efficacité énergétique | |||