Skip to Content

Les chaînes de valeur alimentaires durables, nouvelle référence de la FAO

MEM - Crédit: FAO

Les chaînes de valeur alimentaires sont de plus en plus utilisées autour de la planète pour revitaliser l’économie rurale et renforcer les systèmes alimentaires. Toutefois, l’absence d’information sur le sujet et le manque de communication à l’échelle internationale sont un frein à la durabilité de la mise en place de telles chaînes de valeur.


Un outil pour développer Des chaînes de valeur Alimentaires durables

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a entrepris de mettre en commun et d’analyser données et témoignages afin d’offrir aux acteurs du secteur alimentaire un outil pour mieux développer des chaînes de valeur comportant des retombées positives en regard des trois piliers de la durabilité : l’économie, l’équité sociale et l’environnement. Le premier manuel de la série « Développer des chaînes de valeur alimentaires durables » a été publié en 2014 en anglais et tout récemment en français. Ces principes directeurs se veulent une référence théorique sur laquelle s’appuieront les manuels pratiques, qui seront publiés prochainement.

Motivé par les intentions d’amélioration sociale et environnementale des programmes de la FAO, le manuel réunit des notions de développement économique et montre que les systèmes humains sont complexes et interdépendants. Par exemple, l’auteur décrit comment les chaînes de valeur ont d’abord été utilisées pour baisser les prix et accroître la disponibilité des aliments en augmentant l’efficacité du système alimentaire, en sous-estimant l’effet à long terme des boucles de rétroaction entre systèmes. En d’autres mots, si la valeur ajoutée est distribuée équitablement à chaque maillon de la chaîne de valeur, les revenus augmentent, le travailleur-consommateur peut acheter des aliments de meilleure qualité, ce qui motive l’innovation et la création de valeur ajoutée. Le système alimentaire se voit donc amélioré, avec des répercussions positives sur le plan social, et ce, dans une spirale où les systèmes se nourrissent mutuellement. Une nouvelle vision des chaînes de valeur est donc apportée, celles-ci permettant l’application concrète des termes « valeur ajoutée » et « durabilité ».

Un chapitre du manuel présente les dix principes qui sous-tendent une démarche permettant de mesurer, d’analyser et d’améliorer efficacement la performance des trois phases du développement d’une CVAD selon une approche propre à chaque initiative. Chaque principe est d’ailleurs illustré par une initiative réussie et accompagné de recommandations pour les politiques et les projets.

Le manuel Principes directeurs répond très bien à ses objectifs de mise à niveau des connaissances en matière de CVAD et réunit de manière claire et structurée les recommandations pour les appliquer de manière durable. L’auteur insiste sur l’importance de l’échelle que peut prendre chaque initiative et sur la mise en œuvre d’un mécanisme de démonstration-réplication par lequel les stratégies gagnantes sont communiquées et répliquées autour de la planète. Ce premier manuel déclenche également une réflexion sur la pertinence des chaînes de valeur pour la santé de l’économie et des communautés, peu importe leur niveau de développement, l’amélioration pouvant se perpétuer à condition que la durabilité soit au cœur de toute stratégie de développement.