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2. Automobile

L’automobile ou comment exorciser cet obscur objet du désir
Popularisée au début du XX siècle, l’automobile fait aujourd’hui partie intégrante de nos vies. Elle est partout: sur les rues et les routes, au cinéma, à la télévision, dans les messages publicitaires télévisés et imprimés, le long des routes, dans les revues, les journaux… Et il ne semble pas que la tendance s’atténue, car les gens s’en servent de plus en plus et y consacrent une grande part de leur budget, pour de bons et de moins bons motifs.

Ce que peu de gens semblent réaliser, toutefois, c'est que le recours de plus en plus répandu à la voiture entraîne des conséquences néfastes autant sur l'environnement, sur notre santé, sur notre qualité de vie que sur l'économie. Un petit tour d'horizon de ses impacts vous convaincra peut-être de repenser votre propre utilisation. Parce que chaque geste compte!

La face cachée derrière la publicité
Depuis les années 1950, les premières années du «tout-à-l’automobile», l’homme s’est mis à concevoir les villes et à aménager le territoire en fonction de l’automobile. Aujourd’hui, l’automobile occupe une grande place dans nos vies et accapare beaucoup d’espace, amenant dans son sillage une panoplie d’impacts. Ces répercussions touchent la santé, l’environnement, l’économie, l’utilisation du sol en milieux urbain et rural et l’extraction des ressources naturelles.

La grande faucheuse de vies…
Depuis l’an dernier, le virus du Nil et la crainte d’attentats terroristes ont monopolisé l’attention des médias. Les morts issues de ces deux événements sont comptabilisées une à une. Pourtant, l’automobile a fait, durant la même période, beaucoup plus de victimes.

…sur la route
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’automobile fait chaque année environ un million de victimes.

  • Au Québec, en 30 ans (de 1973 à 2002), 35 600 personnes sont mortes sur les routes. Même si le nombre de décès annuels liés aux accidents routiers a baissé de deux tiers depuis 1973 au Québec (passant de 2 200 à 703 en 2002), «l’insécurité automobile» demeure une cause importante de décès, réduisant considérablement l’espérance de vie.
  • En 1998, Transport Canada a évalué le nombre moyen d'années de vie perdues selon la cause du décès. Résultats de l’exercice: une personne mourant dans un accident d’automobile perd en moyenne 40 années d’espérance de vie, plus que toutes les autres maladies potentiellement mortelles (maladies respiratoires, tumeurs, maladies de l’appareil circulatoire).
  • À ces morts, il faut ajouter 5 450 blessés graves (dont plusieurs finiront leur vie dans un fauteuil roulant) et 49 735 blessés légers. Une vraie hécatombe!

…par l'air que nous respirons
La pollution de l’air générée par l’automobile est une autre grande cause de mortalité. Malgré les innovations technologiques, ces émissions sont très importantes. L’augmentation du kilométrage parcouru, la croissance constante du parc automobile et l’engouement pour les véhicules sport utilitaires, grands consommateurs d’essence, contribuent à accentuer le problème.

  • Selon une étude publiée en 1997 dans la revue médicale Lancet, plus de 700 000 décès par année, à l’échelle mondiale, sont causés par une exposition à des particules de pollution atmosphérique résultant de la combustion de carburants fossiles.
  • Selon le gouvernement du Canada, 16 000 personnes, surtout des personnes âgées ayant des problèmes respiratoires, décèdent prématurément à cause de la mauvaise qualité de l'air dans les villes, et ce, chaque année. Dans la région de Montréal, il s'agit de 1 900 décès prématurés par année.
  • Les polluants associés à l’automobile causent et aggravent des maladies respiratoires (dont l’asthme) et sont potentiellement cancérigènes pour certains.
  • Le codécouvreur du sida, le docteur Montagnier, affirmait récemment que la pollution atmosphérique affaiblit le système immunitaire de l'être humain, ce qui a pour effet de lui donner de plus en plus de mal à combattre les parasites et virus qui s'y attaquent.

La planète perd la boule
Les polluants émis par la voiture sont responsables en grande partie de la formation de l’ozone de surface (principal ingrédient du smog), des pluies acides et du réchauffement climatique. 37% des gaz à effet de serre au Québec sont attribuables au transport. Les conséquences sont de plus en plus nombreuses et intenses.

  • La température se réchauffe… elle a déjà augmenté de 0,6 degré Celsius et elle augmentera de 4 à 6 degrés Celsius (selon le modèle de calcul utilisé) d'ici les 100 prochaines années.
  • Le climat est bouleversé. Les périodes de canicule augmentent un peu partout, même dans les pays nordiques. Les inondations et les sécheresses se multiplient avec leur lot de problèmes.
  • Pertes agricoles importantes.
  • Baisse du niveau de l'eau à certains endroits, rendant les voies navigables non praticables. Une hausse de 5 degrés Celsius provoquerait une baisse de 30 à 40% du débit du fleuve Saint-Laurent.
  • Pénurie d'eau potable dans certains pays.
  • Incendies décimant des forêts et détruisant des habitations, comme c'est le cas à l'été 2003 en Europe et dans l'Ouest canadien.
  • Propagations de maladies tropicales ou infectieuses.
  • Etc.

Un cocktail… Molotov
Les polluants les plus néfastes sont le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (responsable de la formation de l’ozone), le monoxyde de carbone (CO), les particules, les composés organiques volatils (responsables de la formation de l’ozone), le benzène (gaz d’évaporation cancérigène émis lors du remplissage de la voiture), les aldéhydes (gaz cancérigènes provoqués par la combustion incomplète de l’essence) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (gaz très toxiques produits par les gaz d’échappement des moteurs diesel).

Une automobile, ça ne pousse pas dans les arbres: on doit la produire et l'entretenir. L’industrie automobile et l’industrie pétrolière émettent des polluants lors de la fabrication des véhicules, du raffinage de l’essence, du transport du carburant, de l’utilisation de l’automobile et de sa disposition finale.

La fabrication d’une automobile nécessite de grandes quantités de métaux et d’énergie, contribuant ainsi à un épuisement plus rapide de ressources non renouvelables.

  • Selon Environnement Canada, les voitures utilitaires (incluant les fourgonnettes et les voitures familiales) exigent 1 427 kilos de matériaux (aciers, fer, plastiques et composites, huiles, caoutchouc, aluminium, verre, cuivre, zinc, etc.) pour leur fabrication.
  • Près d’un cinquième de toute l’énergie consommée par un véhicule sert à sa fabrication.

La sédentarité: une bombe à retardement

  • Parmi les coûts sociaux de l’automobile, il y a en un qui a de graves conséquences : la sédentarité. Les problèmes de santé qu'il engendre sont de plus en plus importants, sans compter les coûts économiques et sociaux qui en découlent.
  • Selon la Direction de la santé publique de Montréal-Centre, 61% des personnes âgées de 12 ans et plus sont inactives physiquement. L’usage régulier de l’automobile contribue à renforcer cette tendance dès le jeune âge.
  • Selon un sondage Environics/Go for Green datant de 1998, 82% des enfants canadiens vivent à proximité de leur école, mais seulement 36% s’y rendent à pied.

L’une des conséquences les plus visibles de cette inactivité: l’obésité a augmenté de plus de 50 % chez les enfants canadiens âgés de 6 à 11 ans au cours des 15 dernières années (Canadian Medical Association, 1998).

Impacts sur vos finances personnelles
Les publicités des fabricants automobiles vantent souvent la performance des moteurs, la beauté de leurs véhicules et leur utilité, mais ils cachent volontairement leurs coûts d’utilisation. Vous êtes-vous déjà arrêté à calculer combien vous coûte vraiment posséder une voiture?

  • Selon le CAA, les coûts d’utilisation en 2003 d’un véhicule roulant 18 000 kilomètres en une année s’élèvent à 8 525 $ pour une Cavalier Z24 et à près de 10 000$ pour une fourgonnette Caravan SE.
  • En moyenne, selon nos calculs, une voiture vous coûte 8 872$, sans compter les frais d'un stationnement quotidien qui peuvent s'élever à plusieurs centaines de dollars, voire 1000$ et plus.
  • Ces coûts représentent près du quart du revenu médian (40 500$) gagné par les ménages québécois, selon le recensement de 2001 de Statistique Canada. Quand on entre sur le marché du travail (avec un prêt étudiant à rembourser dans plusieurs cas), ça fait un beau petit trou dans le bas de laine…
Pour vous aider à calculer le coût de posséder une voiture, consultez la trousse Cocktail transport d'Équiterre (www.equiterre.qc.ca). Plusieurs tableaux vous indiquent les coûts de divers scénarios et vous permettent de faire vos propres calculs. Vous pouvez également consulter le site Internet du CAA (www.caa.ca).

Croître plus vite que la population…
Les Québécois semblent toutefois prêts à assumer ces coûts, car l’engouement pour l’automobile ne démord pas.

  • En 2002, on comptait 4,3 millions de véhicules moteurs (en excluant les véhicules hors réseau), soit 525 véhicules pour 1 000 habitants. Et le nombre de voitures est en hausse constante, augmentant au rythme d’environ 100 000 véhicules par année.
  • À Montréal, le parc automobile augmente plus vite que la population. Ainsi, au cours des 10 dernières années, la population s’est accrue de 1% par année, le parc automobile a augmenté de 2% par année et le nombre de déplacements par automobile a connu une hausse de 3% par année. Une tendance durable car, selon l’AMT, près de 300 000 véhicules s’ajouteront aux 1,5 million déjà en circulation dans la région de Montréal d’ici 2007.
  • En contrepartie, le nombre de déplacements par année en transport en commun a chuté d’une moyenne de 137 par personne en 1987 à 117 en 1998.
Pris dans le trafic, le compteur tourne…
L'accroissement du nombre de véhicules en circulation et de déplacements, observé aussi ailleurs au Québec, crée toujours plus de congestion sur les routes et les artères principales des villes. Cela a des répercussions sur l'économie et sur la société. Des sommes qu'on pourrait bien investir ailleurs…
  • Selon un rapport produit par la Société de transport de Montréal (STM), les coûts de la congestion dans la région de Montréal se chiffrent à 600 millions de dollars uniquement pour les entreprises . À Toronto, ils sont estimés à plus de 2 millards de dollars .
  • À cela, il faut ajouter les coûts – en hausse – d’entretien du réseau routier (réparation, déneigement, etc.), les coûts associés à son développement ainsi que les coûts sociaux et environnementaux (coûts cachés associés à l’usage de l’automobile).
  • Et les coûts que les Québécois doivent assumer : perte de temps, frais de fonctionnement des véhicules et émissions pollutantes. La facture: 500 millions de dollars par année.
  • Une étude américaine estime que le coût de la congestion dans les 68 grandes zones urbaines étudiées totalisait 78 milliards de dollars en 1999, ce qui comprend 4,5 milliards de dollars en heures de retard et 6,8 milliards de dollars en gallons d'essence supplémentaires consommés pendant la congestion (Texas Transportation Institute, rapport 2001).
  • Aux États-Unis, on estime à 91 milliards de dollars le coût de la pollution de l'air (Victoria Transport Policy Institute, Transportation Cost and Benefit Analysis – Air pollution Cost, 2002. http://www.vtpi.org).

Des véhicules énergivores et dangereux
Le nombre de voitures augmente, non sans conséquences de toutes sortes. Cela est d'autant plus inquiétant que cette tendance s'accompagne d'une autre croissance, celle des ventes des véhicules sport utilitaires (VSU). Moussées par une publicité très bien orchestrée, les ventes de ces véhicules ont connu une hausse de 35% de 1995 à 2000. En 2000, plus du tiers des ventes de véhicules neufs au Québec étaient des VSU.

Pourtant, ces véhicules consomment plus d’essence, ce qui a une répercussion significative sur son coût d'utilisation. Ils sont par ailleurs 50% plus polluants que les autres voitures. De plus, les VSU émettent plus de polluants précurseurs du smog (composés organiques volatils [COV] et oxydes d’azote NOX – 70% plus) que les voitures. Enfin, leur sécurité laisse à désirer puisque les risques de capotage y sont plus grands. Selon l’organisme américain National Highway Trafic Safety Administration (NHTSA), les VSU sont en effet responsables de 37% des capotages mortels, contre 15% pour les voitures.

Pour en savoir davantage sur le rendement (consommation d'essence et émissions de CO2) des différents modèles de véhicule, visitez le site Internet de l'Office de l'efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada (http://www.oee.nrcan.gc.ca). Les chiffres parlent d'eux-mêmes… Posséder un gros véhicule coûte non seulement plus cher, à l'achat, mais aussi par sa consommation plus importante d'essence, sans compter qu'il pollue plus pour la même distance.

Des solutions existent pourtant
Bien déprimant comme portrait! Mais vivre sans voiture ou en réduisant son utilisation, est-ce possible? Oui, et c'est même un choix économique, écologique et efficace. D’ailleurs, un nombre élevé de citadins ont fait volontairement le choix de ne pas posséder de voiture. Ainsi, selon l’enquête Origine-Destination de 1998, 33% des ménages montréalais vivent sans voitures. À Montréal, 50% des personnes qui se rendent au centre-ville tous les jours empruntent les transports en commun. Certains sont même très fiers de leur état. C’est le cas de Martin Audet, résidant du Plateau Mont-Royal, qui a répondu à un appel d’Équiterre invitant ses membres à s’exprimer sur leur mode de vie sans voiture. Il écrit: «À ceux qui me demandent si je me rends compte de ce que je manque parce que je n’ai pas d’automobile, je leur réponds par la même question: vous rendez-vous compte de quoi votre dépendance à l’automobile vous prive?» Il ajoute : «Ce choix [de ne pas avoir d’automobile] est devenu une source de fierté personnelle […]. Fierté de faire partie de la solution et non du problème […]. Fierté d’avoir fait un choix individuel et collectif intelligent. Fierté de vivre en meilleur accord avec mes valeurs.»

À ceux qui, comme M. Audet, souhaitent vivre sans posséder une voiture, sachez qu’une panoplie de solutions de rechange existent. Combinez plusieurs moyens de transport et les possibilités sont illimitées. Parions que vous serez en meilleure forme, que votre gestion du temps sera plus efficace et que vous trouverez bien quoi faire avec vos économies!

Mode de vie Cocktail transport

  • Songez d'abord à vous rapprocher physiquement de votre lieu de travail ou à travailler à la maison, lorsque c’est possible. Cela permet de se déplacer à pied ou à vélo, voire à limiter les déplacements. Informez-vous sur les services près de votre nouveau lieu de résidence: une garderie et une épicerie à 10 minutes à pied vous faciliteront grandement la vie!
  • Pour ceux qui vivent dans une région bien desservie par le transport en commun, il y a la possibilité de prendre l’autobus, le taxibus (implanté à Rimouski, Montmagny et Victoriaville et dans la MRC de Charlevoix-Est), le métro et le train de banlieue (pour la région de Montréal).
  • Pour faciliter vos déplacements, planifiez vos trajets avec les outils que les sociétés de transport mettent à votre disposition (horaires, cartes, calculateurs de trajets disponibles dans les sites Internet et par téléphone).
  • Avez-vous pensé à faire du covoiturage avec un collègue (ou avec votre conjoint(e)) pour vous rendre au travail? Suffit de s'informer un peu, des arrangements sont souvent possibles. Informez-vous auprès de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) ou auprès des Centres de gestion des déplacements (il y en a notamment un au centre-ville – Voyagez fûté – et pour le secteur Saint-Laurent). Faites vos propres initiatives ou demandez la collaboration de votre employeur.
  • Le covoiturage permet de réduire le nombre de véhicules circulant sur les voies publiques. En faisant du covoiturage, vous usez moins rapidement votre voiture, vous réduisez votre facture d'essence, vous pouvez faire la conversation, vous partager les frais de stationnement, vous vous offrez un petit congé de conduite tout en diminuant la pollution.
  • Pour effectuer les distances plus courtes, le vélo ou la marche conviennent parfaitement. On peut facilement faire un trajet de 2 km à pied et de 10 km à vélo. Cela a l'avantage de nous faire bouger un peu: d’une pierre, deux coups, vous venez de trouver du temps pour vous remettre en forme pendant vos déplacements! Osez l'essayer, passez par-dessus les mythes associés à la pratique du vélo en ville! Vous découvrirez un bien-être très stimulant dont vous ne pourrez plus vous passer. Lisez le dossier sur le vélo dans le site Internet d'Équiterre pour en savoir plus.
  • Le taxi est un complément indispensable du vélo et du transport en commun. Il vous ramènera à bon port lorsque vous sortez tard du bureau, lorsque vous vous rendez à un endroit inconnu ou que vous êtes pressé. Service porte-à-porte avec accès aux voies réservées et sans problème de stationnement. Vous pouvez vous en permettre plusieurs sans vous ruiner.
  • La livraison de biens achetés est très pratique et évite des déplacements en voiture. De plus en plus de commerces offrent des services de livraison : épicierie, magasins de meubles, restaurant, etc.
  • Pour ceux qui ont besoin d’une voiture à l’occasion, la location peut convenir ou encore l’adhésion à Communauto, un service de partage de véhicules à bon rendement énergétique implanté dans les villes de Québec, Montréal, Longueuil, Sherbrooke et Gatineau. Ce service est très économique et pratique. Fini les problèmes d'entretien: quelqu'un s'en occupe pour vous…
  • Visitez le site Internet d'Équiterre pour connaître tous les avantages du Cocktail transport, ses ingrédients et les trucs pour en profiter pleinement (www.equiterre.qc.ca). Vous y trouverez aussi des outils pour découvrir comment vous pourriez économiser en l'adoptant.

Il est possible, voire avantageux, de vivre en ayant moins recours à la voiture. Si malgré cela vous ne pouvez absolument pas vous passer d’une automobile, pourquoi ne pas vous tourner vers les modèles les moins énergivores et les moins polluants? Depuis quelques années, il existe des modèles hybrides (gaz/électrique) dont le rendement énergétique est grandement supérieur aux voitures ordinaires. Un modèle hybride consomme cinq litres d’essence aux 100 kilomètres, soit 50% moins d’essence qu’une voiture à essence de même catégorie. Vous pouvez aussi consulter le document de l'Office de l'efficacité énergétique sur les rendements des véhicules pour savoir lesquels consomment et polluent moins.

Un petit changement dans nos habitudes de déplacement peut avoir un impact positif très significatif. Adopter le Cocktail transport comme mode de vie est bénéfique à la fois pour votre santé et celles de vos proches, pour votre portefeuille, pour votre emploi du temps et pour l'environnement. Essayez-le, on y gagne tous!

Ressources:

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