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Pesticides et mort chez les abeilles : les groupes écologistes demandent au gouvernement de mettre fin à 10 ans d’inertie

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Équiterre, la Fondation David Suzuki, la Fondation du Sierra Club du Canada et le Wilderness Committee, ont fait parvenir une lettre à la ministre de la Santé, Rona Ambrose, lui demandant de ne plus attendre pour agir contre des pesticides – dont la clothianidine - soupçonnés de provoquer la mortalité chez les abeilles et pour lesquels des données toxicologiques importantes sont manquantes.

La clothianidine, l’un des pesticides de la famille des néonicotinoïdes soupçonnés de causer la mortalité chez les abeilles, est toujours présente sur le marché en dépit de l’absence d’études scientifiques valables permettant d’en évaluer les risques environnementaux sur les abeilles. Depuis 2004, l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), sous l’égide de Santé Canada, demande la tenue d’études scientifiques sur la toxicité chronique de ce pesticide sur les abeilles aux compagnies qui détiennent une homologation pour la clothianidine.

À l’automne 2013, représentés par l’Association canadienne du droit de l’environnement et Ecojustice, ces organisations ont déposé un avis d’opposition officiel concernant la réhomologation pour certains produits contenant de la clothianidine et réclamant la création d’un comité d’examen. Aucune réponse n’a encore été reçue de la part de la ministre concernant cette demande officielle.

« Pourquoi la ministre permet-elle que cette situation persiste depuis plus d’une décennie? », questionne Sidney Ribaux d’Équiterre.

Rappelons qu’en août 2013, Équiterre et ses partenaires poursuivaient le gouvernement du Canada pour le forcer à revoir l’homologation de centaines de pesticides nocifs pour la santé et obtenaient gain de cause en février dernier.

« L’ARLA a mis la charrue avant les bœufs en autorisant d’abord la mise sur le marché de la clothianidine et en essayant pendant des années ensuite d’obtenir, de la part de l’industrie, des informations qualifiées par l’Agence elle-même de « données essentielles » pour l’évaluation des risques associés à ce produit », ajoute Lisa Gue de la Fondation David Suzuki.

Pour consulter le communiqué de presse émis à ce sujet.

Crédit photo: The honey gatherers