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Privilégier l'alimentation saine : pas compliqué et pour tout le monde!

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Riz blanc ou riz brun? Poulet ou tempeh? Bio ou local? Végétarien ou végétalien? Les habitudes changent et ces questions qui ne se posaient pas ou peu guident maintenant notre alimentation. La science disponible en 2019 est on ne peut plus claire : une alimentation saine pour l’humain l’est également pour la planète.

C’est EAT-Lancet, arrivé début janvier, qui vient jeter les bases de cette vision moderne « planétaire » de l’alimentation. Cette Commission sur la nutrition dirigée par la réputée revue scientifique britannique The Lancet, qui rejoint notamment l’ONU, plusieurs groupes environnementaux et citoyens, et même le nouveau Guide alimentaire canadien, amène une réelle révolution alimentaire.

Une « révolution alimentaire » en deux temps :

  • Les choix nutritionnels sont un moyen simple et efficace d’effectuer une transition écologique durable.
  • Une saine alimentation devrait être constituée non seulement de fruits et de légumes et de grains entiers, mais aussi de protéines d’origine principalement végétale.

Équiterre reconnaît les défis d’accessibilité et d’adaptation pour arriver à faire ces choix d’aliments bons pour la santé et pour l’environnement. Voici quelques gestes simples pour y arriver, accessibles à tous, et peu importe le revenu!

GESTE NO. 1 : ÉLIMINER LA PERTE DE NUTRIMENTS

Manger de vrais aliments, pas de produits transformés vides de nutriments. Équiterre en fait son premier geste vers une saine alimentation.

  • Évitez de dépenser pour des calories vides : croustilles, viennoiseries, sucreries, céréales commerciales du déjeuner, sodas, etc.
  • Recherchez l’entièreté des aliments comme les grains entiers, les protéines, les noix, les légumineuses, les fruits et les légumes. Privilégiez par exemple le riz brun au riz blanc pour plus de protéines et moins de glucides.
  • Pensez à consommer les produits pour leur apport nutritionnel naturel : par exemple, savourez vos patates bouillies plutôt que frites ou transformées en croustilles!

GESTE NO. 2: SI LE BUDGET LE PERMET, OPTER POUR DES ALIMENTS BIOLOGIQUES LOCAUX ET DES PANIERS BIO

En plus de répondre à nos besoins nutritionnels, les aliments sains « doivent être compris comme provenant de systèmes de production alimentaire qui assurent la pérennité de nos ressources naturelles, améliorent le bien-être de nos animaux et maintiennent la santé globale des communautés et des cultures » (Source Réseau pour une alimentation durable Canada).

Au Québec, cela est possible en choisissant des aliments certifiés biologiques et locaux. On s'assure d’une alimentation remplie de fraîcheur, de saveurs et de nutriments, tout en soutenant nos fermiers d'ici, qui ont décidé de cultiver leur terre sans utiliser de pesticides ou d'engrais de synthèse, ni d'organismes génétiquement modifiés (OGM) et qui vendent leurs produits par le biais de circuits courts.

Équiterre fait de la sensibilisation sur les avantages à mettre du bio et du local dans son assiette et a fondé en 1995 le Réseau des fermiers de famille. Équiterre est préoccupé par l’accessibilité du bio pour tous les budgets et est conscient du chemin qu’il reste à faire pour le rendre à portée de tous. Mais saviez-vous que les paniers bio sont généralement moins chers que les fruits et légumes bio locaux achetés en épicerie? (Pour les détails sur l'abonnement aux paniers bio, c'est ici.)

  • Intégrez le bio une étape à la fois et selon vos moyens, en commençant par ceux répertoriés comme contenant le plus de pesticides.
  • Sachez reconnaître les produits certifiés biologiques en s’assurant qu’ils sont homologués par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV).
  • Si vous ne pouvez vous offrir des produits bio, assurez-vous qu’ils sont locaux.
  • Profitez de la période estivale et de la saison des récoltes pour acheter en plus grande quantité des fruits et légumes biologiques et locaux et en faire des conserves ou des quantités surgelées : vous en aurez hors-saison et à meilleur prix/empreinte que procurés à l’épicerie.

GESTE NO. 3 : PRENDRE CONSCIENCE DES GES ÉMIS PAR LA VIANDE ET AUTRES TYPES DE PROTÉINES POUR GUIDER SES CHOIX

Les protéines d’origine autre que végétale, qu’on retrouve en particulier chez les animaux d’élevage, sont la principale source d'émission de gaz à effet de serre dans le secteur agricole. L’impact sur le réchauffement climatique des ruminants s’explique par la particularité de leur système digestif d’émettre du méthane, un gaz 25 fois plus dommageable pour le climat que le CO2. Par exemple, l’empreinte carbone du boeuf compte pour la moitié des gaz à effet de serre (GES) associés à l’élevage des animaux. Voici le nombre de kg de CO2 émis pour produire chaque kg d’aliments :

  • Agneau 39 kg
  • Boeuf 27 kg
  • Fromage 13 kg
  • Saumon d’élevage 13 kg
  • Porc 12 kg
  • Poulet 7 kg
  • Légumes 2 kg
  • Fruits 1,1 kg

Source : Food Watch

Les végétaux présentent des caractéristiques certaines pour adapter la production alimentaire aux changements climatiques, en plus de leur nombreux bienfaits pour la santé (apport en micronutriments essentiels tels que le fer, le zinc, le folate, la vitamine A et le calcium).

  • Privilégiez la consommation de protéines d’origine végétale comme les lentilles, le tofu, le soya, le tempeh, le millet et les huiles végétales et une variété d’autres plantes.
  • Réduisez jusqu’au minimum votre consommation de viande rouge. L’équivalent d’un hamburger par semaine est ce que recommande EAT-Lancet. De plus, assurez-vous lorsque vous les achetez que les produits sont issus de l’élevage certifié biologique.
  • Réduisez grandement votre consommation de produits de la mer issus de pratiques de pêche non durables puisque celles-ci contribuent à la dégradation de la santé des océans et à la baisse de leur productivité.
  • Une étude démontre que c’est même plus économique de s’alimenter selon le nouveau Guide alimentaire canadien (approximativement 2 $ par jour par famille de 4).

GESTE 4 : DÉVELOPPER DES CONNAISSANCES SUR LE « BIEN MANGER »

S’alimenter sainement, c’est aussi enrichir ses connaissances culinaires : apprendre sur la provenance et les méthodes de production des aliments, comment bien les apprêter, les cuisiner et les déguster.

Pour démocratiser l’alimentation, Équiterre a mis sur pied des projets éducatifs et incitatifs au changement comme Aliments du Québec au menu (dans les cafétérias des hôpitaux, écoles, CPE, etc), Écoles enracinées (campagnes de levée de fonds par la vente de paniers bio), des ateliers éducatifs offerts dans les écoles, la trousse pédagogique sur l’alimentation et le Réseau des fermiers de famille. Voici quelques trucs pour développer ses connaissance :

  • Découvrez nos fiches-recettes mettant en vedette plus de 50 fruits et légumes du Québec (et vous découvrirez même la disponibilité de chacun!)
  • Découvrez comment cuisiner de nouveaux aliments comme les pousses ou comment bénéficier des apports nutritionnels de la patate autrement que lorsqu’elle est transformée en malbouffe;
  • Explorez les différentes façons d’apprêter toutes les parties d’un produit : recherchez une recette où les têtes de radis font de nutritives salades, les fanes de carottes d’excellents potages, les tiges de fenouil des bouillons aromatiques et les queues de fraises de succulents sirops!
  • Les plus experts peuvent apprendre du régime microbiote, apprivoiser la fermentation ou découvrir les protéines d’insectes.

 

EN MARS : ON AMORCE NOTRE DÉMARCHE!

Le mois de mars est celui de l’alimentation. Vous pourriez en profiter pour adopter de petits changements!

Le temps est venu de manger avec moins d’impacts sur notre organisme et sur la planète. Opter pour un régime tout ce qu’il y a de plus sain, naturel et durable, c’est possible, un geste/repas/bouchée à la fois.