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Une étude met en lumière la neurotoxicité de certains pesticides en usage au Canada

Le 17 décembre 2013, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publiait une mise à jour de son avis scientifique concernant deux pesticides présentement autorisés au Canada. L’étude sur laquelle est basée cette mise à jour avait pour objectif de mesurer l’impact de l’imidaclopride et de l’acétamipride, deux pesticides de la famille des néonicotinoïdes, sur les neurones du cervelet de rats néonataux. Cette étude, dirigée par le Dr Junko Kimura-Kuroda du Tokyo Metropolitan Institute of Medical Science (Kimura-Kuroda et al., 2012), révèle que ces pesticides ont des effets similaires à ceux de la nicotine sur le développement de neurones et de certaines structures cérébrales associées à l’apprentissage et à la mémoire. Conséquemment, la EFSA recommande une réévaluation à la baisse des doses considérées comme non significativement dommageables pour la santé. L’Autorité demande également que soit établi un protocole d’évaluation afin d’évaluer systématiquement l’impact des substances ayant un potentiel neurotoxique, à commencer par l’ensemble des pesticides néonicotinoïdes, dont certains sont encore en usage en Europe.

Cette nouvelle est importante dans la mesure où elle offre un éclairage nouveau sur le danger que peuvent représenter certains pesticides pour le développement neurologique des nouveau-nés.

Rappelons qu’en septembre dernier, Équiterre et ses partenaires ont déposé un avis d’opposition auprès du ministère de la santé du Canada afin que soit revue la décision de Santé Canada de reconduire l’autorisation d’un pesticide de la famille des néonicotinoïde, étroitement lié à la mortalité massive d’abeilles dans plusieurs provinces canadiennes.