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Déclaration d'amour... à la planète

Chargée de projets - Relations publiques

On pourra dire ce qu’on voudra de cette journée de la Saint-Valentin, mais ça m’a inspiré. En fait, c’est plutôt Catherine Abreu qui m’a inspiré, lorsqu’elle a écrit « La vérité est que le travail en changement climatique n’est pas une lutte, c’est un acte d’amour. » (traduction libre) (1).

Il faut pas mal de persévérance et d’amour pour oeuvrer petit à petit à changer les choses. En environnement, la tâche peut sembler insurmontable (par où commencer?), les embûches sont nombreuses et les conséquences de notre échec bien effrayantes. Alors pourquoi se forcer à l’ouvrage? Pourquoi ne choisissons nous pas les oeillères?

Parce qu’on a trop d’amour pour nos semblables et pour le monde que nous avons appris à découvrir depuis notre naissance. Parce qu’on trouve injuste d’avoir sous nos yeux les bases d’une économie nouvelle qui limiterait les dégâts qui affectent déjà tant d’individus à travers le monde, et que l'on tarde à faire le choix courageux d’essayer.

Il n’y a personne qui lutte contre les travailleurs-euses des secteurs du gaz et du pétrole, les camionneurs-euses, les propriétaires de VUS ou les agriculteurs, contrairement à ce que certains laissent croire. Il n’y pas personne qui travaille contre l’économie. Il n’y a personne qui veut vous faire perdre votre emploi, vous ruiner ou vous faire vivre une vie pénible.

Plutôt que de penser que nous sommes en lutte les uns contre les autres, si on se concentrait sur nos objectifs et nos rêves partagés? Si plutôt que de se culpabiliser ou de chercher les contradictions, on investissait notre temps et nos énergies à parler de solutions pour une transition juste et équitable pour toutes et tous?

Martin Luther King n’a pas dit « I have a nightmare », il a dit « I have a dream » (2).

On pourrait essayer de parler avec amour et espoir à nos proches des changements climatiques (et à nos élus!). D’un futur qui nous attire, de terres nourricières en santé, de collectivités viables, de mobilité durable, d’un mode de vie qui nous rapproche de ceux que l’on aime et de la nature. Le Québec regorge d’initiatives à découvrir et encourager, que l’on souhaite rendre accessibles à toutes et tous.

Ce sont nos proches qui ont le plus d’impact pour nous influencer et nous mobiliser, car on leur fait confiance. En parlerez vous avec amour à ceux qui vous sont chers?

Alors, qui vote pour un peu de tendresse à la planète?

Par Camille Gagné-Raynauld - Chargée de projets relations publiques pour Équiterre

Illustration de Joel Pett, 2009, USA Today 

(1) Inspiré de l’Op-Ed de Catherine Abreu, directrice générale du Réseau action climat Canada, « Working on climate change is an act of love » publié dans le National Observer en mai 2018. Écoutez son entrevue dans le podcast « If the climate can change, so can we »

(2) Parallèle entre les luttes du Civil Rights Movement et les luttes environnementales apporté initialement par Graham Saul de Nature Canada dans une entrevue avec CBC https://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/hope-can-save-planet-environmentalist-says-1.4912334

Surveillez le prochain billet de blogue du 8 mars :
Ces femmes super-héros de l’environnement!