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Deux poids, deux mesures

Blog - Steven Guilbeault

Vous avez peut-être, comme moi, entendu le premier ministre Couillard répéter à quelques reprises que son gouvernement ne reviendrait pas sur les engagements pris par le gouvernement précédent. Il a fait ces déclarations au sujet du controversé projet d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti, mais également à propos du tout aussi controversé projet de cimenterie McGinnis à Port-Daniel.

Dans ce contexte, je m’explique mal pourquoi, alors que des centaines de millions de dollars d’argent public sont en jeu dans ces projets, par quelle logique le gouvernement Couillard a décidé de retirer un prêt de 8M$ à l’entreprise montréalaise RER Hydro.

Cette entreprise, dont je vous ai parlé en novembre dernier, a développé une technologie d’hydrolienne parmi les meilleures sur la planète, attirant notamment l’attention d’entreprises comme Boeing, avec qui RER avait réussi à créer un partenariat.

Sous le gouvernement Marois, RER a reçu un prêt de 8M$ pour lui permettre notamment d’ouvrir une usine à Bécancour, qui devait éventuellement employer 300 personnes. Cette expansion permettrait l’assemblage des six premières machines de taille commerciale. Le prototype de l’entreprise, installé dans le fleuve devant le quai de l’Horloge, fonctionne sans arrêt depuis plus de deux ans.

Dès son arrivée au cabinet, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, a annoncé que, contrairement à la cimenterie McGinnis ou au pétrole d’Anticosti, son gouvernement allait revenir sur la décision du gouvernement Marois et changer les conditions du prêt à RER Hydro, sans préavis.

Dans le domaine de la recherche et du développement, on parle de la Vallée de la mort lorsqu’il s’agit de passer du laboratoire à l’usine. C’est à cette étape qu’environ 9 projets sur 10 s’éteignent. Il faut comprendre à quel point il est difficile de développer une nouvelle technologie: la recherche et le développement, le passage vers la production, la recherche d’investisseurs prêts à prendre des risques sont des étapes exigeantes.

Dans ce contexte, ces entreprises ont besoin d’être appuyées par les gouvernements et non de faire les frais de petites guerres politiques.

Suivez la chronique La vie en vert de Steven Guilbeault dans le journal Métro.

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