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Idle no more

Décidément, il semble que la résistance citoyenne face à un gouvernement qui s’éloigne de plus en plus du bien commun s’organise partout au Canada.

Récemment, des milliers de personnes ont demandé à être entendues par l’Office national de l’énergie au sujet du controversé projet Northern Gateway, en Colombie-Britannique. Et, évidemment, il y a eu le printemps des carrés rouges et des casseroles chez nous.

Mais le mouvement qui a le plus attiré l’attention au cours des dernières semaines est sans nul doute Idle No More. L’objectif de ce mouvement est d’empêcher le gouvernement Harper d’adopter des lois qui érodent encore plus les droits des autochtones ainsi que les droits de l’ensemble des Canadiens.

Ce mouvement est né après l’adoption des deux projets de loi dits «mammouths» que le gouvernement Harper a imposée au cours de la dernière année, soit les projets de loi C-38 et C-45. Dans les deux cas, des pans entiers de plusieurs lois, concernant notamment l’évaluation environnementale, la consultation publique et les droits des Premières Nations ont été simplement abolis.

À l’époque du projet de loi C-38, les écologistes canadiens avaient lancé la campagne Silence on parle. Cette fois, ce sont les autochtones qui passent à l’attaque. Et ce n’est pas tant par les voies formelles, comme celle de l’Assemblée des Premières Nations du Canada, que passe la frustration, mais plutôt par la base, sur le terrain.

C’est à la suite de l’initiative de quatre femmes autochtones de la Saskatchewan que le mouvement Idle No More est né. Par la suite, la chef d’Attawapiskat, Theresa Spence, a entrepris une grève de la faim, qui dure maintenant depuis plus d’un mois. Le mouvement a pris de l’ampleur et réuni de nombreuses communautés partout au pays. Le premier ministre Harper n’a plus eu le choix : il a été forcé de rencontrer des représentants autochtones.

Par ailleurs, la campagne de salissage entreprise par le gouvernement Harper contre la chef Spence ne devrait surprendre personne. Il s’agit simplement de la bonne vieille méthode qui consiste à tirer sur le messager lorsqu’on n’aime pas le message. C’est un moyen qu’utilisent régulièrement les conservateurs.

Chronique du Journal Métro