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L’Office national de l'énergie reçoit les commentaires jusqu'à aujourd'hui sur la phrase 1 d'un projet de pipeline qui transporterait le pétrole albertain au Québec -Des propriétaires terriens, des communautés autochtones et des groupes environnementaux

Des propriétaires terriens, des communautés autochtones et des groupes environnementaux s’opposent

Montréal, le 20 septembre 2011 - Équiterre, la Fondation David Suzuki, Greenpeace et Nature Québec, ont fait connaître à l’Office national de l'énergie (ONÉ) leur vive opposition à une demande de la pétrolière Enbridge, qui veut inverser le flux d’une partie de l’oléoduc, en Ontario, reliant Sarnia à Montréal. Ce faisant, Enbridge jetterait les bases du transport du pétrole sale des sables bitumineux de l’Alberta vers le Québec et la Nouvelle-l'Angleterre, où il serait respectivement raffiné et exporté.

Rappelons qu’en août dernier, l’ONÉ a sollicité des avis, qui doivent être transmis aujourd’hui au plus tard, après avoir reçu une lettre de plainte déposée par Environmental Defence, Équiterre, l’Institut Pembina, le Natural Resources Council of Maine et le Vermont Natural Resources Council s'opposant à la demande d'Enbridge d’obtenir une exemption qui lui permettrait d’éviter certains contrôles règlementaires ainsi que de ne pas informer le public quant à son projet.

« Cette demande soulève des questions importantes quant à la sécurité de l’oléoduc mais aussi sur sa contribution aux changements climatiques. L’inversion du flux de l’oléoduc entre Sarnia et Westover est la phase un d’un projet qui acheminerait le pétrole sale des sables bitumineux vers le Québec pour y être raffiné, ce qui pourrait augmenter de façon importante la pollution de l’air dans la métropole montréalaise et le bilan des émissions de GES du Québec », a déclaré Steven Guilbeault, cofondateur et coordonnateur adjoint d’Équiterre.

En Ontario, l’Association des propriétaires fonciers, Ecojustice et Environmental Defence ont émis leurs vives inquiétudes concernant la discrétion avec laquelle la demande a été faite. Ils sont en outre inquiets de la stratégie de Enbridge de morceler le projet afin d’éviter d’éveiller les préoccupations du public et de ne pas avoir à se soumettre à des évaluations environnementales et sociales adéquates.

Enbridge a déjà déclaré publiquement son désir de renverser entièrement le flux de l'oléoduc entre Sarnia et Portland en passant par Montréal. « En plus d’affecter la qualité de l’air de la région montréalaise par le futur raffinage de pétrole des sables bitumineux dans la métropole, l’âge de l’oléoduc, l’inversion de son flux et le caractère plus corrosif du pétrole transporté font craindre des fuites qui risquent de contaminer les terres agricoles et cours d’eau qu’il traverse » souligne Christian Simard, Directeur général de Nature Québec.

« Le morcellement du projet par Enbridge est une approche qui manque de transparence pour éviter les évaluations d’impacts environnementales réglementaires et éviter d’attirer l’attention sur son projet. Les Québécois doivent être davantage informés sur ce dossier et ont par ailleurs souligné maintes fois ne pas vouloir du pétrole sale des sables bitumineux dans la province » a déclaré Karel Mayrand Directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki et porte-parole francophone du Projet de la réalité climatique de Al Gore.

« Ce projet de Trailbreaker est une autre preuve de l'irresponsabilité du gouvernement Harper qui refuse, malgré l'urgence, de relever le défi des changements climatiques. Comme aux Etats-Unis, ou plus de 1200 personnes se sont faites arrêtées pour s'opposer au projet de pipeline Keystone, Greenpeace invite les citoyens et citoyens à participer à des actes de désobéissance civile et pacifiques à Ottawa le 26 septembre prochain. Combattons l'irresponsabilité climatique par de l'action citoyenne!», précise Éric Darier Directeur de Greenpeace pour le Québec.

L'ONÉ doit maintenant rendre une décision pour accorder une exemption à Enbridge, ou au contraire, demander à l'entreprise plus de détails, accessibles publiquement, sur les impacts environnementaux et sociaux de l’ensemble du projet, soit l’inversion complète de l’oléoduc.

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Sources :

Eveline Trudel-Fugère
Équiterre
514-605-2000
etfugere@equiterre.org

Manon Dubois-Croteau
Fondation David Suzuki
514-679-0821
mdubois@davidsuzuki.org

Catherine Vézina
Greenpeace Québec
514-212-5749
cvezina@greenpeace.org

Mylène Bergeron
Nature Québec
418 931-1131
mylene.bergeron@naturequebec.org