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La bourse Laure Waridel est remise à Olivier Samson-Robert pour ses travaux sur l’impact des pesticides sur les abeilles

Montréal, le 3 mars 2014 - Équiterre et la Caisse d'économie solidaire Desjardins sont heureux de dévoiler le grand gagnant de la sixième bourse Laure Waridel d’une valeur de 10 000 $. Olivier Samson-Robert, étudiant à la maîtrise en biologie végétale à l’Université Laval, a retenu l’attention du comité de sélection avec son étude sur l’impact des néonicotinoïdes sur les abeilles, une nouvelle classe d’insecticide qui menace les pollinisateurs. Son projet de recherche novateur, réalisé sous conditions naturelles (terrain) alors que toutes les autres études menées à ce jour se sont déroulées en laboratoire ou en conditions contrôlées, pourrait également engendrer des répercussions au niveau politique.

« En science, et particulièrement en recherche, l'argent est une ressource plutôt limitée. Cette bourse nous permettra de déployer les efforts nécessaires afin de sensibiliser le grand public à l'importance de conserver les pollinisateurs, en plus d'informer les producteurs agricoles, qui sont les principaux utilisateurs d'insecticides néonicotinoïdes. Je tiens à remercier Équiterre et la Caisse d'économie solidaire Desjardins pour le soutien et la confiance qu'ils nous démontrent », a déclaré Olivier Samson-Robert.

La pollinisation occupe une place cruciale dans la production alimentaire et les moyens de subsistance des humains. « Ce projet est unique en son genre et fait écho à l’objectif d’Équiterre de réduire l’usage des pesticides de synthèse à des fins agricoles », a ajouté Isabelle St-Germain, directrice générale adjointe d’Équiterre.

La bourse Laure Waridel est destinée aux étudiants engagés dans un projet de recherche-action-diffusion lié à l'action environnementale et sociale. De nouveaux critères étaient mis de l’avant cette année et les dossiers abordant les sujets liés aux véhicules électriques, aux pesticides, à l’achat local institutionnel et au marketing social en commerce équitable ont été considérés en priorité par le comité de sélection.

Laure Waridel est heureuse d'être associée à ce projet, qui a su démontrer ses forces non seulement en recherche, mais aussi en action et en diffusion : « Olivier Samson-Robert est un des premiers chercheurs à identifier l’eau de surface contaminée aux néonicotinoïdes comme étant une voie possible d’intoxication des abeilles à ce neurotoxique. Sachant que ses travaux précédents ont suscité l’intérêt non seulement des apiculteurs mais aussi des agences de règlementations tant au provincial qu’au fédéral, nous sommes convaincus que les résultats de ses recherches sauront servir le bien commun ».

Selon Marc Picard, directeur général de la Caisse d'économie solidaire Desjardins : « Ce projet s’inscrit dans la réflexion et les actions que mènent la Caisse avec ses membres et partenaires, en lien avec la souveraineté et la sécurité alimentaire. Nous avons la conviction qu’il est possible de changer les choses en comptant sur la capacité des personnes à se prendre en main, en participant avec elles aux actions collectives qui structurent des réseaux de solidarité et en favorisant le partage des savoirs et des ressources ».

Chaque année, Équiterre consacre à la bourse Laure Waridel l'équivalent d'un dollar par membre (pour un maximum de 5 000 membres). Ce montant est doublé par la Caisse d'économie solidaire, première institution financière à avoir adhéré à la campagne d'Équiterre « Changer le monde, un geste à la fois ».

Le comité de sélection, composé de Laure Waridel et de membres issus des milieux universitaires et écologistes, a tenu à souligner cette année encore la pertinence et la qualité des dossiers en lice.

Voyez la vidéo réalisée avec le récipiendaire de la 6e bourse Laure Waridel, Olivier Samson-Robert.


À propos :
Équiterre contribue à bâtir un mouvement de société en incitant citoyens, organisations et gouvernements à poser des gestes écologiques, équitables et solidaires : www.equiterre.org.

La Caisse d’économie solidaire finance l’entrepreneuriat collectif, tout particulièrement au sein de quatre réseaux : syndical, communautaire ou associatif, coopératif et culturel. Elle conseille les citoyennes et les citoyens dans leur volonté de gérer leurs finances personnelles de manière à la fois judicieuse et socialement responsable.

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Pour renseignements :
Julie Tremblay, relations médias, Équiterre
514 605-2000 / jtremblay@equiterre.org