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La petite histoire des fermiers de famille

Teiki: système japonais basé sur un contrat moral et un engagement mutuel.

Saviez-vous que nous pouvons remercier grandement les mères Japonaises des années soixante pour être à l’origine du concept de fermier de famille ? Ces mères se préoccupaient déjà à ce moment de l’industrialisation croissante de l’agriculture et du recours massif aux produits chimiques dérivés.

Les « Teiki » ont ainsi été créés; cela signifie littéralement « mettre le visage du fermier(ère) sur la nourriture ». Il s’agissait alors pour un groupe de consommateurs d’entrer en relation avec un fermier afin qu’il leur fournisse des produits issus de son exploitation. L’objectif premier des Teiki était d’assurer une traçabilité maximum des aliments. La formule de ce projet s’est ensuite répandue en Europe et en Amérique du Nord.

Au Québec, c’est en 1995 qu’Équiterre a lancé un projet-pilote qui liait une ferme de la Montérégie avec une trentaine de citoyens du Mile-End. Il y eut d’abord quelques appréhensions de part et d'autre, mais le succès fut si grand que le réseau de fermiers de famille d’Équiterre a vu le jour l’année suivante avec 7 fermes membres. C’est aujourd’hui plus d’une centaine de fermes qui font partie du réseau de fermier de familles coordonné par Équiterre.