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PANORAMA DE LA PRODUCTION AGRICOLE BIOLOGIQUE AU QUÉBEC

Les 104 fermiers du réseau d’Agriculture Soutenue par la Communauté font partis de la grande famille des fermes en régie biologique au Québec ! Même si des efforts sont encore à faire, cette famille s’élargie d’année en année, permettant au consommateur de s’approvisionner de plus en plus facilement en produits biologiques !

  • La province compte 1400 producteurs biologiques, dont la moitié sont des acériculteurs
  • Entre 2005 et 2010 le nombre de fermes certifiées ou en cours de pré-certification a augmenté de 34%
  • 161 fermes sont orientées vers la production animales et 450 le sont vers la production végétale (maraîchage, grandes cultures,…)
  • 93 fermes biologiques ont des activités de préparation de produits à la ferme
  • Le marché des produits biologiques est en pleine croissance ! La place du Bio dans l’alimentation des québécois a crû de 15% ces 10 dernières années.

Le marché canadien et américain représente 35 milliards de dollars chaque année. Au Québec le Bio représenterait près de 1,2 milliard de dollars annuellement. Le monde agricole ne doit pas avoir peur de passer le cap du bio, les indicateurs de consommation sont au vert et les perspectives de développement favorables.

POURQUOI CONSOMMER BIO ?

Plusieurs raisons motivent l’achat et la consommation d’aliments biologiques, les plus fréquentes étant le soutien de l’économie locale, la santé, le goût des aliments et la protection de l’environnement.

En effet, la production agricole biologique possède des avantages indéniables, validés par plusieurs études scientifiques :

L’agriculture biologique développe l’économie locale

À défaut d’utiliser des pesticides, la production biologique locale se tourne souvent vers la main d’œuvre pour certaines opérations culturales comme le sarclage ou la récolte, ce qui contribue à la création d’emploi. Une enquête menée au Royaume-Uni par l’Université Essex révèle que l’agriculture biologique crée 32 % plus d’emplois par ferme que les fermes conventionnelles équivalentes.

Sources : Soil Association, « Organic works »

L’agriculture biologique permet d’offrir des aliments sains

Plusieurs études parues dans des périodiques scientifiques et médicaux démontrent le rôle joué par divers pesticides sur le développement de plusieurs troubles ou maladies comme : les cancers du cerveau, du sein, de l’estomac, de la prostate et des testicules, la leucémie infantile, la baisse de fécondité, les lésions à la thyroïde et à l’hypophyse, la diminution des réactions immunitaires et les anomalies du développement et les problèmes de comportements. Des recherches démontrent que la quantité de pesticides contenue dans le corps des enfants provient à 80% des pesticides présents dans notre alimentation. Consommer des produits biologiques est un moyen d’éviter d’être exposé aux pesticides via nos aliments.

Sources : Chambre des communes du Canada, 2000

L’agriculture biologique fait plaisir aux papilles !

Parce qu’ils sont produits « à leur rythme » (sans engrais de synthèse), les aliments bio ont acquis tous les éléments nutritifs du sol à la vitesse qui leur est propre, ce qui leur donne de bonnes chances d’être très goûteux. Dans le réseau ASC, les légumes sont récoltés la journée même de la livraison ou la veille. Ceci assure un maximum de goût car les fruits et les légumes sont récoltés à maturité. De quoi ravir le palais des petits et des grands.

L’agriculture biologique permet d’éviter la pollution de l’eau, de l’air et du sol :

L’utilisation de pesticides, d’engrais azotés, de régulateurs de croissance et de produits phytosanitaires a des conséquences désastreuses sur les eaux et les sols : multiplication des algues bleus, eutrophisation des milieux aquatiques, pollution des nappes phréatiques, érosion, lessivage et perte de fertilité des sols. La pollution agricole est d’ailleurs la plus importante source de pollution des eaux au Canada. À l’inverse, l’agriculture biologique protège les eaux et les cours d’eau et nourrit le sol. Le lessivage du nitrate y est de 40 à 64% inférieur et celui de l’azote de 50%.

Sources : Chambre des communes du Canada, 2000 / Organic agriculture, environment and food security, chapitre 2, Environment and Natural Resources Series 4, Food and Agriculture Organisation of the United Nation (FAO), Rome, 2