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Énergie Est : des omissions inquiétantes pour nos principaux cours d’eau dans la demande de TransCanada

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Un nouveau rapport d’Équiterre et de ses partenaires met en lumière des omissions inquiétantes dans la demande de TransCanada sur l’oléoduc Énergie Est soumise à l'Office national de l’énergie (ONÉ). Deux ans et demi après son dépôt, TransCanada n’a toujours pas fourni des détails essentiels quant à la manière dont l’oléoduc franchirait trois des plus majestueux et plus emblématiques cours d’eau du Canada — la rivière des Outaouais, le fleuve Saint-Laurent et la rivière Assiniboine —, qui constituent également des sources d’eau potable pour des millions de Canadiens et abritent d’importants écosystèmes.

Une demande hors la loi qui ne peut être évaluée

Selon la Loi sur l’Office national de l’énergie, le comité de l’ONÉ chargé d’évaluer le projet d’oléoduc doit d’abord juger que la demande de l’entreprise concernant ce projet est complète pour pouvoir donner le feu vert officiel au processus d’audience réglementaire. Alors qu’elle omet de mentionner de l’information essentielle sur le franchissement des principaux cours d’eau au pays, la demande d’Énergie Est demeure sans contredit incomplète et l’ONÉ ne doit pas entreprendre l’analyse des coûts et des bénéfices de ce projet d’oléoduc.

Le rapport intitulé « Application incomplète : TransCanada n’est pas en mesure de préciser comment l’oléoduc ÉNERGIE EST franchira certains des principaux cours d’eau canadiens » a été publié récemment, alors que le nouveau comité de l'ONÉ chargé d’examiner le projet d’oléoduc Énergie Est effectue des consultations préalables à la reprise du processus d'évaluation, après des allégations de partialité qui ont réduit à néant le premier processus d’évaluation du projet en 2016. On y apprend qu’un déversement survenant dans l’un de ces trois cours d’eau aurait des conséquences dévastatrices, notamment sur l'approvisionnement en eau potable de millions de personnes, de même que sur les importants écosystèmes qu’ils abritent. Une rupture d’oléoduc sur le segment agité de la rivière des Outaouais menacerait par exemple la source d’eau potable des communautés situées en aval, incluant le Grand Montréal et un territoire des Premières Nations. De plus, l’entreprise n’a pas mené les études de faisabilité requises concernant le franchissement du fleuve Saint-Laurent par l’oléoduc.

Les organisations demandent que l’évaluation du projet d’oléoduc Énergie Est par l’ONÉ soit ajournée jusqu’à ce que TransCanada fournisse les informations sur la localisation de ces traversées et les méthodes employées pour les aménager, et jusqu’à ce que le gouvernement fédéral ait terminé la modernisation de l’ONÉ. Consultez le rapport complet pour découvrir toutes les lacunes de la demande de TransCanada sur la traversée de nos principaux cours d’eau.

Consultez le communiqué de presse ici.


Consultez le rapport en ligne ici.