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Près de 90 000 signataires disent NON aux sables bitumineux!

Actu - dépôt pétition 2

Équiterre a déposé aujourd’hui aux cinq principaux chefs en campagne électorale fédérale une pétition signée par près de 90 000 signataires demandant au futur gouvernement de bloquer le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. Steven Guilbeault, cofondateur et directeur principal d'Équiterre, portait également ce message dans le cadre de la consultation publique de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sur le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada, qui se tenait ce 23 septembre à Montréal.

« Il n’y a pas de doute : au Québec, on dit non à Énergie Est, un oléoduc dangereux qui transporterait le pétrole des sables bitumineux, l’un des pétroles les plus polluants de la planète. Des dizaines de milliers de personnes, dont environ 40 000 de la grande région de Montréal, l’ont clairement exprimé en signant cette pétition », a déclaré M. Guilbeault.

Un consensus grandissant

De récents sondages révèlent que la majorité des Québécois s’oppose au projet d’oléoduc Énergie Est(1). La Ville de Laval, tout comme quelque 74 autres municipalités(2), ont officiellement exprimé leur désaccord en adoptant une résolution, comme cela a aussi été le cas pour une quinzaine d’organisations telles l’Université Laval, le Conseil des Canadiens et l’Union des Producteurs agricoles.

Rien à gagner, tout à perdre

La population du Québec s’oppose au projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada car, contrairement à ce que tentent de nous faire croire ses promoteurs, ce projet ne génèrerait que peu de retombées économiques positives pour les citoyens : les profits seraient engrangés par les pétrolières, et le pétrole qu’il transporterait serait presqu’exclusivement destiné à l’exportation. Par ailleurs, la sécurité des Québécois et l’approvisionnement en eau seraient compromis par le risque de déversement. Finalement, l’exploitation des sables bitumineux représente la source d’émissions de GES qui connait la croissance la plus rapide au Canada. À lui seul, le projet d’oléoduc Énergie Est engendrerait l’émission supplémentaire de 30 à 32 millions de tonnes de GES par année, soit l’équivalent d’ajouter 7 millions de voitures sur nos routes(3).

Pour consulter le communiqué de presse émis à ce sujet.

Pour accéder au mémoire d’Équiterre déposé dans le cadre de la consultation publique de la CMM.


(1) Enquête Oracle (2015) et étude réalisée par la Chaire d’études politiques et économiques américaines de l’Université de Montréal (2015).
(2) Tous les détails au http://www.equiterre.org/solution/adoptez-une-resolution
(3) Climate Implications of the Proposed Energy East Pipeline, Pembina Institute, 2014.