Skip to Content

Pour la souveraineté alimentaire des peuples

Le Québec, comme bien d'autres territoires dans le monde, fait face à de grands défis dans le domaine agricole : industrialisation de l’agriculture, monoculture, dépendance aux exportations, déstructuration régionale, pollution. En matière d’augmentation des émissions de GES, l’agriculture est le deuxième secteur – après celui des transports - qui croît le plus au Québec depuis 1990.

Équiterre propose de mettre en place au Québec et ailleurs la souveraineté alimentaire qui engage les États à d’abord nourrir leur population, à même les ressources de leur territoire agricole tout en valorisant l’équité et la justice sociale. La souveraineté alimentaire met l’accent sur les dimensions nourricières et environnementales de l’agriculture et prend en compte les importantes différences climatiques, culturelles et sociales entre les régions du monde. Enfin, la souveraineté alimentaire constitue une stratégie responsable face à la libéralisation tous azimuts du commerce agricole, comme l'entend l'Organisation mondiale du commerce.

Plus particulièrement, au Québec, Équiterre favorise le développement des circuits courts  qui permettent aux citoyens de connaître et de comprendre d’où proviennent leurs aliments. En plus d’assurer plus de fraicheur et de qualité aux consommateurs, les circuits courts permettent le développement de l’économie locale et réduisent considérablement les coûts monétaires et environnementaux liés aux transports des aliments.

Récemment, le gouvernement du Québec a pris conscience qu’une intervention était nécessaire. Ainsi, une vaste consultation dans le cadre de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois, qui a mené au Rapport Pronovost. En outre, le gouvernement québécois a annoncé qu'une nouvelle politique agricole serait adoptée dans les prochains mois.

Équiterre entend intervenir lors du dépôt de la réforme et de la loi-cadre et surveillera avec grande attention ce dossier chaud du domaine agricole.

Études en cours

Pour approfondir ce dossier

Interventions publiques d'Équiterre

À l’échelle québécoise
Équiterre effectue des interventions en lien avec l’actuelle réforme de la politique agricole québécoise et fait entendre ses positions quant au visage que doit prendre cette réforme.

À l’échelle canadienne
Équiterre a participé en mai 2010 aux consultations du gouvernement fédéral sur l’étiquetage de la provenance des aliments et entend participer à la révision du cadre stratégique fédéral-provincial en agriculture.

Équiterre est membre de la Coalition GO5, qui défend la gestion de l’offre en tant qu’outil de souveraineté alimentaire. Équiterre est aussi membre de la Coalition pour la souveraineté alimentaire et a co-signé une lettre ouverte dans le cadre du G-20/G-8 en juin 2010.

Équiterre entend poursuivre et renforcer ses interventions en matière de politiques agricoles tant au niveau provincial, fédéral qu’international au cours des prochaines années.

 

Publication(s): 

Tel que démontré dans cette récente monographie d’Équiterre (décembre 2013), le secteur agricole est fortement dépendant des énergies fossiles et affecté par des hausses de prix de l’énergie fossile. De fait, chaque augmentation de 0,...

Cette étude menée par Équiterre avait pour objectif d’explorer le potentiel d’établir un regroupement de producteurs afin de faciliter la mise en marché de produits maraîchers dans la grande région de Montréal par le biais de circuits...

Ce rapport s’inscrit dans le projet Mangez frais, mangez près dont l’objectif général est d’évaluer les opportunités et les obstacles au déploiement des principaux types de circuits courts de produits maraîchers au...

Équiterre, en collaboration avec le club Bio-Action, publie ce guide afin d’outiller la relève agricole québécoise pour la production et la mise en marché des légumes biologiques dans le contexte d’une agriculture soutenue par la...

Ce rapport fait partie d’un large projet de recherche qui considère les systèmes alimentaires locaux (SYAL) comme une partie intégrante d’un projet de souveraineté alimentaire. On évalue ici l’impact des accords commerciaux...