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Fiche

Cocktail transport

La combinaison la plus pratique, économique et écologique pour se déplacer

Publié le 

Le cocktail transport est une recette gagnante pour réduire l’utilisation de l’auto solo, en optant pour d’autres manières de se déplacer, comme la marche, l’autobus, le métro, le covoiturage, l’autopartage et le vélo.

En combinant ces moyens de transport, on peut se déplacer efficacement sans posséder de voiture ou, si notre lieu de résidence ne le permet pas, on peut réduire le nombre de kilomètres parcourus.

⚠️ Le cocktail transport ne vise pas l'abandon total de la voiture, mais propose plutôt une utilisation plus équilibrée de celle-ci grâce à des moyens complémentaires.

Cette approche permet de réduire notre empreinte environnementale, tout en sauvant de l’argent et en améliorant notre qualité de vie. Moins de temps passé dans la congestion routière, c’est plus de temps à faire des choses qu’on aime!

💰 Un cocktail qui coûte moins cher…

Contrairement à un cocktail alcoolisé, un cocktail transport bien réfléchi permet d’économiser… et de réduire les maux de tête! C’est que les dépenses liées à la possession d’un véhicule sont considérables : au deuxième trimestre de 2025, un véhicule neuf coûtait en moyenne 64 445 $ et un véhicule d’occasion, 37 664 $!1

Sans compter qu’une auto neuve perd en moyenne 30 % de sa valeur la première année, et son prix de revente chute de 60 à 70 % après 5 ans.2 S’ajoutent à la dépréciation d’autres coûts fixes – indépendants de l’usage qu’on en fait, comme le financement, les assurances et l’immatriculation – qui oscillent entre 2 875 $ et 12 156 $ par année.3 Les coûts additionnels, comme l’essence et les réparations, sont variables, mais s’accumulent rapidement.

Si on fait une croix sur la possession d’un véhicule, on sauve tous ces frais-là! Si ce n’est pas possible, réduire nos déplacements en voiture permet au moins d’économiser sur les coûts variables. À la fin du mois, ça peut faire une grosse différence!

🚗 Des services d’autopartage tels que Communauto, Leo ou Turo réduisent aussi le coût d’utilisation d’un véhicule, quand on en a vraiment besoin. Pour de longues distances, comme des vacances, on peut opter pour la location d’une voiture, l’autopartage, l’autocar ou le train.

À titre de comparaison, un abonnement saisonnier BIXI (avril à novembre) coûte 112 $ ou 23 $ sur une base mensuelle. Quant aux tarifs de transport en commun, ils varient en fonction d’où on habite et de notre situation (ex : tarif étudiant ou 65 ans et +), mais demeurent moins dispendieux que les coûts associés à la voiture.

C’est en combinant différents ingrédients du cocktail transport qu’on peut gagner gros : remplacer l’auto par un combo vélo à assistance électrique et transport en commun peut faire économiser à un ménage jusqu’à 7 146 $ par année!4

…et qui fait sauver du temps! ⌚

En ville, la voiture n'est pas reine. Par exemple, à Montréal, c'est plutôt le vélo qui l'emporte en vitesse sur une voiture à l'heure de pointe. Le transport en commun arrive habituellement en deuxième, et l'automobile (qui doit trouver une place de stationnement) est souvent la dernière.5

D'après les données du recensement canadien de 2021, 39 % des travailleur(euse)s québécois(e)s habitent à moins de 5 km de leur travail, soit seulement une vingtaine de minutes de vélo.6 Cette proportion atteint même 46 % et plus dans les villes de taille moyenne telles que Trois-Rivières, Saguenay ou Sherbrooke et dépasse les 60 % dans les petites villes comme Val-d'Or, Victoriaville ou Matane.6

Selon Vélo Québec, 18 à 20 % de tous les déplacements dans les grandes villes québécoises pourraient se faire à vélo.7 Et ces pourcentages ne prennent pas en compte les distances plus longues qu’on peut parcourir grâce aux vélos à assistance électrique!

Évidemment, l'efficacité de chaque mode de transport varie selon une multitude de facteurs, mais on gagne toujours à évaluer nos options avant d’entamer un trajet. Par exemple, si on doit se rendre à l’aéroport Montréal-Trudeau, il est souvent plus optimal de prendre le métro puis l’autobus 747 qui nous emmène directement à YUL, plutôt que de prendre sa voiture, risquer d’être pris dans la congestion sur l’autoroute et devoir payer une place de stationnement pour la durée de notre voyage.

Et si j’habite en banlieue ou en région?

Il est vrai que le cocktail transport ne goûte pas pareil partout sur le territoire québécois. Le potentiel du transport en commun, à l’extérieur des grands centres, n’a pas toujours été exploité et les longues distances ne sont pas toujours propices à la marche ou au vélo. En milieu rural comme en banlieue, l’aménagement a rarement été réfléchi pour assurer la sécurité des cyclistes et des piétons circulant en bordure de route.

Malgré tout, c’est possible de réduire l’utilisation de l’auto solo en regroupant ses déplacements. Par exemple, faire l'épicerie et aller à la pharmacie pendant le cours de natation de son enfant. Le covoiturage est aussi une option tout à fait envisageable : on peut se faire des lifts entre ami(e)s pour aller au resto, se rendre au travail avec un(e) collègue ou faire appel à un service de covoiturage interurbain (ex : AmigoExpress, Poparide et Covoiturage.ca).

Si notre emploi le permet, on peut privilégier le télétravail pour réduire encore plus ses déplacements. Travailler à la maison permet aussi de faire des économies sur les frais liés au transport et aux repas, si on a tendance à aller au restaurant plutôt que d’amener son lunch.

En fin de compte, le cocktail transport, c’est un mélange gagnant pour notre portefeuille, notre qualité de vie et la planète. Que ce soit en ville, en banlieue ou en région, chaque déplacement en voiture qu’on évite est important : combiner ses trajets, marcher, pédaler, covoiturer ou utiliser le transport collectif. Bref, le cocktail transport se savoure sans modération!