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Quand plaisir gastronomique rime avec réduction de notre empreinte écologique

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Pour plusieurs, septembre signifie le début des classes, les nuits plus fraîches et la fin de l’attente insoutenable avant le retour d’une série télé. Pour les amoureux de l’alimentation, septembre rime avec l’abondance de légumes locaux et bio dans les champs de nos fermiers de famille et dans les marchés, la saveur, les couleurs et la fraîcheur de nos merveilleux aliments d’ici...et le doux parfum de confitures aux bleuets dans la maisonnée. Malheureusement, il est plus difficile de s'approvisionner de façon locale lorsque l’hiver est à notre porte, et les aliments consommés doivent parfois parcourir un grand nombre de kilomètres avant de se retrouver dans notre assiette.

Afin de joindre l’utile à l’agréable, pourquoi ne pas profiter des fruits et légumes d’ici pour se faire des réserves et se les réapproprier? Quand plaisir gastronomique rime avec réduction de notre empreinte écologique ;)

Pourquoi acheter local

1. Pour diminuer notre impact sur l’environnement

Saviez-vous que les aliments que l’on retrouve dans nos assiettes ont voyagé en moyenne 2 500 km afin d’être consommés? C’est un très (trop!) long périple, qui plus est quand on sait qu’il y a plus de 1 550 maraîchers québécois qui produisent des légumes destinés à être consommés localement.

2. Pour soutenir notre économie

Selon le MAPAQ, si tous les Québécois remplaçaient 30 $ par année d’aliments étrangers par des aliments produits ici, la province récolterait 1 milliard de dollars en cinq ans. Cette somme pourrait par exemple être investie pour soutenir le secteur agroalimentaire biologique
! La production de légumes québécois participe activement à l’activité économique de notre province. Les recettes monétaires provenant de la production québécoise de légumes de champ étaient évaluées à 451 millions $ en 2016, une hausse de 74 % depuis 2006.

Et à bien y penser, faire provision de produits de saison lorsqu’ils sont disponibles en abondance est moins dispendieux. Pensez par exemple à congeler des petits fruits du Québec l’été. Vous en aurez à portée de main hors-saison et éviterez d’en acheter hors de prix en provenance d’ailleurs.

3. Parce que rien n’est meilleur que la fraîcheur

Lorsqu’un poireau ou un bleuet est cueilli la même journée qu’il est vendu, il est difficile d’avoir un aliment plus frais. Et plus l’aliment est frais, plus sa valeur nutritive est intéressante (vitamines, minéraux et antioxydants). En effet, la teneur en nutriments des aliments commence à diminuer dès leur cueillette, alors imaginez la framboise du Chili qui a parcouru plus de 9 000 km… En surgelant rapidement les aliments, ceux-ci conserveront leur fraîcheur, leurs vitamines et leurs minéraux.

Autres astuces pour manger frais :

  • Il est possible de faire de l’auto-cueillette à plusieurs moments de la saison. Notre truc: profitez des longues fins de semaine pour faire cette belle activité familiale.
    * Celle de la fête du Travail peut servir à la cueillette des bleuets
    * L’Action de grâce est le moment idéal pour faire la provision de pommes et de courges.
  • Vous n’avez pas le temps de vous rendre sur place? Il est toujours possible d’acheter en grosse quantité dans un marché local près de chez vous.
  • Pensez aux petits fruits méconnus (mais délicieux!) du Québec : les groseilles, gadelles, cassis, amélanches, camerises… de plus en plus de marchés fermiers en proposent. Trop tard pour en cueillir ou s’en procurer des frais? Des magasins d’alimentation proposent leur version congelée, pour se régaler à l’année!

Voici quelques idées en vrac pour vous aider à consommer local :

  • Le maïs dans votre supermarché provient-il du Québec ? Quel est le meilleur moment pour aller faire de l’autocueillette de petits fruits avec les enfants ? Il est facile de se perdre durant la saison des fruits et légumes. Heureusement, il existe un calendrier des récoltes qui permet de repérer facilement le meilleur moment pour faire vos achats et provisions.
  • Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable et organiser, avec vos amis ou collègues de bureau, un échange de confitures, de tartes ou de sauce tomate? En plus de vous permettre de faire le plein de nouvelles recettes, cela diversifiera votre réserve hivernale!
  • Planifier une journée popote en famille
  • Trouver les marchés publics près de chez vous

Quelques trucs de conservation

Manger bio c’est aussi logique!

Manger bio… logique, diront certains! Toutefois, cela peut être plus compliqué que ça en a l’air. Pour la plupart des gens, la question n’est pas de savoir s’il doivent ou non manger bio, mais bien de comment y arriver! On voit l’évolution dans le discours des consommateurs qui ont déjà une connaissance des avantages d’une alimentation bio (psst: pour plus d’information sur les raisons de manger bio, c’est ici).

Vous voulez manger bio sans vous casser la tête? Toutes les fermes du Réseau des fermiers de famille sont certifiées biologiques ou en voie de l’être, par des organismes approuvés par la CARTV. Rappelons qu’ils offrent des paniers de légumes bio et locaux d’automne et d’hiver, et qu’il est possible de s’inscrire dès maintenant.

Conclusion : en plus de sauver du temps durant l’hiver avec vos plats préparés ou vos fruits et légumes déjà apprêtés, manger local (et bio si possible) permet de réduire de beaucoup son empreinte écologique. Et quand vous voyez des tomates du Mexique en pleine saison estivale ou des bleuets du Chili alors que la saison des bleuets bat son plein, pourquoi ne pas aller gentiment demander au responsable de l’approvisionnement de votre épicerie s’il pouvait dorénavant lui aussi suivre le calendrier des saisons! ;)

Pour aller plus loin : notre Mode d’emploi pour exiger local

Bonne récolte!